Introduction : Défintion et rôle de la comptabilité

L'activité de l'entreprise apparait aujourd'hui comme un système d'information et, à ce titre, les besoins de gestion des responsables d'entreprise nécessitent la combinaison des informations en provenance de la comptabilité générale et de la comptabilité analytique.

Définition de la comptabilité

Le Plan Comptable Général définit la comptabilité comme un système d’organisation de l’information financière permettant de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées et de présenter des états reflétant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entité à la date de clôture.

Elle s'organise autour de périodes d'activité (les exercices comptables) et obéit aux règles définies par le plan comptable.

Un exercice comptable correspond à une période qui sépare la présentation de deux situations. En général, la période comprend douze mois et correspond à l'année civile. Pour pouvoir comparer des résultats d'activité, il est évident que les périodes considérées doivent être de même durée.

Le résultat de l'activité pour un exercice comptable doit prendre en compte tous les biens et services consommés d'une part et vendus d'autre part pendant la période considérée.

La comptabilité s’appuie sur le Plan Comptable Général (PCG)  qui fournit une liste de comptes codifiés, rationnellement classés, et définis par des règles précises de fonctionnement. A chaque compte est affecté un numéro de compte (voir liste des comptes)

Rôle de la comptabilité

Le rôle de la comptabilité est multiple :

Tout d'abord l'entreprise à l'obligation légale de "tenir" une comptabilité:

L'État a une place tres importante dans l'élaboration des regles comptables. La mise en place d une comptabilite generale a permis au gouvernement, d'une part de contrôler et réguler l'information financière, mais surtout lui a permis d'asseoir et percevoir plus facilement l'impôt.

Réglementairement, une entreprise doit donc justifier de sa situation comptable auprès de l'administration fiscale. Elle doit obligatoirement lui rendre compte de son activité une fois par an, et lui présenter un bilan de sa situation.

  • le résultat de l'exercice permettra de calculer l'impôt sur les bénéfices auquel est soumis une entreprise dont l'activité est bénéficiaire.
  • Le bilan permettra de rendre compte de la santé (bonne ou mauvaise) de l'entreprise : situation de trésorerie, endettement, etc. Le bilan peut prendre un aspect patrimonial ( bilan comptable ) ou un aspect fonctionnel ( bilan fonctionnel ).

Elle doit également être en mesure de justifier tous les éléments avancés grâce à un relevé chronologique des opérations ayant conduit à ces résultats (le journal) et l'ensemble des documents prouvant la réalité des opérations enregistrées (les pièces justificatives).

La comptabilité doit fournir des informations qui seront diffusées dans et hors de l'entreprise.

Dans l'entreprise, la comptabilité permet de représenter de la vie d’une entité économique.

Hors de l'entreprise, celle-ci doit communiquer sur sa "santé financière" auprès de ses partenaires - les banques, les clients, les fournisseurs, les associés ou actionnaires...

La "normalisation" des pratiques et documents comptables permet d'effectuer des comparaisons entre entreprises et organisations alors qu'un système "personnalisés" ne permettrait pas d'obtenir une information homogène.

Procédure comptable

La procédure comptable permet de saisir puis de traiter les données comptables. Elle se décompose en 3 phases qui elles-mêmes peuvent être détaillées de la façon suivante :

Durant ces différentes étapes, seule la première, l'analyse et l'enregistrement des données comptable, nécessite réflexion et décision, les autres étapes peuvent être automatisées car il s'agit du traitement de données saisies précedemment, mais les résultats obtenus peuvent (et doivent) être analysés et commentés.

En conclusion, l'analyse du bilan permet en particulier de connaitre la situation financière de l'entreprise, ses besoins...
Le compte de résultat quant à lui permet de voir où se trouvent les sources de profit et les causes des pertes dans l'entreprise. Mais pour faire une analyse de gestion plus pertinente il faudra approfondir et réorienter l'analyse, les données disponibles étant alors traitées dans le cadre de la comptabilité analytique qui fera l'objet d'études ultérieures.

Etape 1 : Analyse et enregistrement

Analyse d'une opération

Une opération ne sera traitée qu'à partir du moment où il existera une preuve de son existence, la pièce justificative, il peut s'agir d'une facture, d'un ticket de caisse, d'un talon de chèque...
Ce document doit montrer qu'il y a bien un flux réel ou monettaire. Ainsi un bon de commande, ne sera pas pris en compte, sauf si le client verse un accompte, dans le cas contraire, il s'agit uniquement d'un flux d'informations qui ne sera pas enregistré.

lecture de la facture

Nous avons ici un document à analyser.

Il s'agit d'une facture, l'opération à enregistrer est donc un achat ou une vente.

Il faut savoir dans quel cadre s'effectue l'enregistrement pour reconnaitre un achat d'une vente, l'origine de la facture est indiquée en haut à gauche.

Nous travaillons pour l'entreprise INFO 3000, il s'agit donc d'une vente.

Maintenant, nous devons analyser les flux et les montants correspondant

Pied de facture

Le pied de facture nous indique les points suivants :

  • le montant de la vente correspond au net commercial
  • des frais de port ont été facturés
  • le montant de la TVA est indiqué
  • le montant payé ou à payer est le total TTC

il n'est pas fait mention du mode de paiement, mais il ne s'agit pas d'un paiement comptant, qui aurait justifié un escompte, dans la facture nous pouvons voir que le client bénéficie d'un délai de paiement de 7 jours

analyse des flux

Le graphe d'analyse des flux permet de présenter les éléments qui constituent une opération. Celle-ci correspond nécessairement à un échange équilibé entre l'entreprise et son partenaire (la plupart des opérations concernent un intervenant extérieur, pour les autres il s'agit d'un transfert d'un compte à un autre).
Nous avons donc :

Nous commençons par représenter les 2 partenaires, l'entreprise dont nous assurons la comptabilité Info 3000 (par convention à gauche) et son client (à droite)

puis nous traçons les flèches correspondant aux différents flux constatés dans la facture

Les flux qui vont de l'entreprise Info 3000 à RH concept

  • les marchandises
    --> elles sont livrées à RH concept par Info 3000
  • les frais de port facturés
    il s'agit d'un service fourni par Info 3000 à RH concept
  • la TVA qui vient compléter le montant payé.
    • elle est perçue par le vendeur mais il ne la concervera pas, elle devra être reversée à l'État
    • pour le client, il la paye, mais n'est pas assujéti à cette taxe, il pourra donc la "récupérer"

Le flux qui va de RH concept à Info 3000, il s'agit du paiement de la vente, mais celui-ci n'intervient pas immédiatement, il s'agit d'une créance à court terme correspondant au déla de paiement de 7 jours

enregistrement dans des comptes en T

Cette phase d'enregistrement est facultatve, quand la comptabilité est tenue grâce à un logiciel comptable, cette étape peut être considérée comme une préparation à la suite du travail d'enregistrement.

  • Le nombre de comptes utilisés correspond au nombre de flux constatés.
  • les flux entrants (dans l'entreprise pour laquelle nous travaillons) seront enregistrés en emplois, dans la partie gauche des comptes.
  • inversement, les flux sortants sont enregistrés dans la partie droite des comptes, ils constituent les ressources permettant la réalisation de l'opération.

Il faut identifier les comptes qui seront utilisés pour enregistrer les flux :

  • Les ventes sont enregistrées dans un compte qui commence par 70, selon l'activité nous choisirons le compte le plus approprié
    • 701 ventes de produits finis - si les biens vendus sont fabriqués par l'entreprise
    • 706 prestation de services - si la vente concerne un service vendu au client et si la prestation de ce type de services constitue l'activité principale de l'entreprise
    • 707 ventes de marchandises - les biens vendus par l'entreprise ont été achetés, puis sont revendus sans transformation
    • 708 produits des activités annexes - il s'agit de services vendus par l'entreprise mais qui ne correspondent pas à l'activité principale de l'entreprise mais à un service complémentaire
      Dans ce cas nous avons 2 ventes, une vente de marchandises (compte 707 ventes de marchandises) - du fait de l'activité de l'entreprise qui vend des composants informatiques) et une vente d'un service annexe, la livraison, qui sera enregistrée dans le compte 7085 Frais de port facturés
  • La TVA est enregistrées dans un des comptes de TVA - ici nous enregistrons la dette de l'entreprise qui devra reverser la TVA perçue à l'Etat dans le compte 44571 - TVA collectée
  • Enfin nous enregistrons le paiement, qui est ici un paiement différé (qui aura lieu dans les 7 jours), il s'agit donc d'une créance sur un partenaire de l'entreprise. Le compte de tiers (commençant par 4...) correspond au type de partenaires, ici un client, il s'agit donc du compte 411 - clients

enregistrement au journal

Tous les éléments nécessaires à l'enregistrement ont été analysés, définis dans la phase présentée ci-dessus, il faut maintenant les présenter sous une forme différente, normalisée. il s'agit de montrer :

  • la date de l'opération : les opérations sont consignées dans le journal par ordre chronologique, dès qu'une opération se réalise, on l'enregistre
  • le numéro et l'intitulé des comptes (son emplacement dépendra du fait que le compte soit débité ou crédité)
  • le montant du flux et s'il doit être débité (pour enregistrer une entrée, un emploi) ou crédité (s'il s'agit d'une sortie, d'une ressource).

Si le travail d'analyse approfondi n'a pas été effectué, il faut alors le faire (voir les étapes précédentes). Mais il est également possible d'être familiarisé avec ce type d'opération et donc de faire l'enregistrement sans analyse préalable.

Etape 2 : regroupement (par compte et de tous les comptes)

Il faut tout d'abord rassembler tous les flux ayant affectés un même compte durant la période, c'est le rôle du Grand Livre, il permet de calculer le total des montants débités et crédités sur un compte et de connaitre la situation de celui-ci en fin de période.

Les comptes sont ensuite regroupés dans un même documents la balance et le total des mouvements débités et crédités sont alors reportés. Les soldes peuvent être recalculés. Les différents totaux de la balance doivent être équilibrés (d'où son nom).

regroupement dans le Grand Livre

 

 

Le solde est la différence entre le montant total des débits et le montant total des crédits.

  • Il est débiteur quand le débit est supérieur au crédit
  • Il est créditeur quand le crédit est supérieur au débit

Dans ce document chaque compte apparaît une fois et une seule. Tous les montants représentants des entrées et/ou des sorties sont reportés dans ces différents comptes.

Nous obtenons alors compte en T (avec différentes présentations possibles) mais qui reprend tous les flux ayant affectés ce compte, puis nous pouvons calculer le total du débit et du crédit et nous pouvons calculer le solde de ce compte à ce moment donné.

Solde débiteur

Le solde débiteur vient compléter les crédits et s'inscrit de ce même côté

Solde créditeur

Le solde complète le total des débits (< aux crédit) et s'inscrit de ce même côté (au débit)

L'ensemble des comptes qui composent le Grand Livre vont ensuite être regroupés dans un même document, la balance.

regroupement dans la Balance

La balance comptable est un état d'une période, établi à partir de la liste de tous les comptes du Grand Livre de l'entreprise (qu'ils soient de bilan ou de gestion) et regroupant tous les totaux (ou masses) en débit et crédit de ces comptes et par différence tous les soldes débiteurs et créditeurs.

La balance montre l'état de chaque compte pour la période. La balance de fin d'exercice permet de faire le lien directement des documents financiers à contrôler avec le logiciel de comptabilité. Il suffit de pointer les comptes à contrôler avec le détail de ce compte (le grand livre) pour pouvoir s'assurer que les documents informatiques sont cohérents.

Nous voyons dans ce document les différents éléments qui la composent :

  • le numéro de compte
  • l'intitulé du compte
  • le total des montants débités sur ce compte
  • le total des montants crédités sur ce compte
  • le solde du compte
    qui apparaît dans la colonne "solde débiteur" ou "solde créditeur" selon les cas.

Le solde est dit "débiteur" quand le montant au débit est supérieur à celui qui est au crédit, inversement, le solde est dit "créditeur" quand le montant au crédit est supérieur au montant débité.

Ici sont présentés une série de comptes de bilan tout d'abord (classe 1 à 5) puis les comptes de gestion (classe 6 et 7).

  • Les comptes de patrimoine débiteurs (classe 2, 3, 41, et 5) constitueront l'actif du bilan
  • Les comptes de patrimoine créditeurs (classe 1, 40,42,43,44,45...) sont quant à eux, les comptes de passif

  • Les comptes de classe 6, sont généralement débiteurs, constituent les charges du compte de résultat.
  • Les comptes de classe 7, sont généralement créditeurs et constituent les produits.

La balance doit être équilibrée, c'est-à-dire que le total des débits doit être égal au total des crédits (ou le total des soldes débiteurs doit égaler le total des soldes créditeurs). Cet équilibre permet de vérifier que les opérations ont été correctement enregistrées (en respectant le principe de la partie double).

Toutefois, une balance équilibrée ne constitue qu'une indication : les erreurs peuvent se compenser et la balance ne permet pas de détecter les erreurs d'imputation de compte (affectation d'un montant à un compte).

Etape 3 : documents de synthèse (bilan et compte de résultat)

Durant cette étape, le travail consiste à reporter les chiffres présents dans la balance dans les comptes correspondant, dans le bilan ou le compte de résultat.

On distingue alors les comptes patrimoniaux, qui décrivent la situation du patrimoine de l'entreprise et qui seront reportés au bilan, des comptes de gestion qui montrent comment l'entreprise a réalisé un bénéfice ou supporté une perte.

Le bilan

Le BILAN est une photographie de l’entreprise à une date donnée, en général à l’issue d’un exercice de 12 mois.

Pendant cet exercice, l’entreprise a utilisé des fonds (ressources) pour effectuer des dépenses (emplois).
 
Il s’agit tout simplement de répertorier l’origine et les utilisations des fonds de l’entreprise.

 
-Le BILAN se décompose en 2 grandes parties : ACTIF et PASSIF :

Le PASSIF (à droite) donne l’origine et la composition des fonds de l’entreprise.
En d’autres termes, à la lecture du passif, on obtient la réponse à la question «d’où vient l’argent?».

Le Passif du bilan est l’image de ce que doit l’entreprise. Les éléments du passif se présentent par ordre d’exigibilité croissante. Il est lui-même constitué de deux grandes masses : les fonds propres et les dettes.

L’ACTIF (à gauche) indique l’utilisation des fonds. On obtient la réponse à la question « où va l’argent?».

L’actif du bilan est l’image de ce que possède l’entreprise. Les éléments d’actif se présentent par ordre de liquidité croissante.


Suivant toute logique, les deux colonnes de votre bilan doivent être égales : la différence possible faisant apparaître un «bénéfice» ou une «perte».
Le résultat peut apparaitre en bas de bilan comme une différence entre actif et passif - approche patrimoniale du résultat, bénéfice qui est alors une augmentation de l'actif par rapport au passif, ou inversement perte qui montrerait l'augmentation des dettes par rapport aux avoirs.

Il est également possible (comme dans la présentation ci-dessous) de reporter le résultat tle qu'il a été défini et calculé dans le compte de résultat.

Actif

Montants

Passif

Montants

Actifs non courants (immobilisations)

  • Immobilisations incorporelles
    • Frais d'établissement
    • Frais de recherche et développement
    • Fonds commercial
  • Immobilisations corporelles
    • Terrains
    • Construction
    • Installations techniques, matériels et outillage
    • Matériel de transport
    • Matériel de bureau et informatique
    • Mobilier
  • Immobilisations financières
    • Participations
    • Prêts
    • Dépôts et cautionnement versés
  • Amortissements

Actifs courants

  • Stocks
    • Stocks de matières premières
    • Stocks de fournitures
    • Stocks de produits et en-cours
    • stocks de marchandises
  • Créances clients et autres créances
    • Clients
    • Clients - effets à recevoir
    • Clients douteux
    • Clients créditeurs
  • Trésorerie
    • Valeurs mobilères de placements
    • Banque
    • Caisse
  

Capitaux propres

  • Capital émis
  • Report à nouveau
  • Résultat
  • Suventions
  • Réserves
  • Provisions

Autres capitaux permanents

  • Emprunts et dettes assimilées
    • Emprunts auprès des établissements de crédit
    • Dépôts et cautionnements reçus
  • Dettes rattachées à des participations

Dettes

  • Fournisseurs
    • Fournisseurs
    • Fournisseurs - effets à payer
    • Fournisseurs d'immobilisations
    • Fournisseurs d'immobilisations - effets à payer
    • Fournisseurs débiteurs
  • Personnel
    • Personnel - rémunérations dues
    • Participation des salariés aux résultats
  • Organismes sociaux
    • Sécurité sociale
    • Autres organismes sociaux
  • Etat
    • Subventions à recevoir
    • Impôts sur les bénéfices
    • TVA
  • groupe et associés
    • Groupes
    • Associés
  • Provisions pour dépréciations de comptes de tiers
  

Total de l'actif

 

 

Total du passif

 


Vers présentation détaillée des comptes (quelques définitions)

Le compte de résultat

Le compte de résultat est un document comptable synthétisant l'ensemble des charges et des produits d'une entreprise ou autre organisme ayant une activité marchande, pour une période donnée, appelée exercice comptable.

Dans les comptes publiés, il donne un aperçu des produits et des charges comptabilisés au cours d'une période donnée.

Divisé en deux colonnes, ce compte enregistre les charges et les produits au cours d'une période et fait apparaître, par différence après déduction des amortissements et des provisions, le bénéfice ou la perte de l’exercice après impôt sur les bénéfices et après participation des salariés... Ce résultat sera reporté au bilan. On vérifiera alors l'égalité entre le total des actifs et le total des passifs (résultat inclus)

Le compte de résultat peut être établi soit sous forme de liste, soit sous la forme classique et plus simple d'un tableau.
Dans ce dernier cas, il s'agit d'un tableau retraçant l'activité et permettant, de recenser :
- dans la partie gauche, l'ensemble des dépenses (charges) de l'exercice,
- dans la partie droite, les recettes (produits) de l'exercice.

Charges

Montants

Produits

Montants

Charges d'exploitation

Achats de biens

  • Achats de matières et fournitures
  • Autres approvisionnements
    • Eau, électricité
    • Fournitures d'entretien
    • Fournitures administratives
  • Variations de stocks
  • Achats d'études et prestations de services
  • Achats non stockés
  • Achats de marchandises

Services extérieurs

  • Sous traitance
  • Redevances de crédit bail
  • Locations
  • Entretien et réparations
  • Primes d'assurance
  • Etudes et recherches

Autres services extérieurs

  • Personnel extérieur à l'entreprise
  • Rémunérations d'intermédiaires et honoraires
  • Publicité, publications, relations publiques
  • Transports de biens et transport collectifs du personnel
  • Frais postaux et télécommunications
  • Services bancaires

Impôts et taxes

  • Taxe professionnelle
  • Autres impôts et taxes (hors Impôts sur les Sociétés)

Frais de personnel

  • Salaires et charges sociales
  • Commissions versées

Dotations aux amortissements

 

Produits d'exploitation

Chiffre d'affaires

  • Ventes de produits finis
  • Prestations de services
  • Ventes de marchandises
  • Produits des activités annexes

Subventions d'exploitation

Produits de gestion courante

 

 

 

 

Charges financières

Charges d'intérêts

  • intérêts sur emprunt et dettes
  • Intérêts des comptes courants
  • Intérêts bancaires et sur opérations de financement (escompte...)

Pertes sur créance

Escomptes accordés

Pertes de change

Charges nettes sur cession de valeurs mobilières de placement

Autres charges financières

 

Produits financiers

Intérêts encaissés et gains de différents produits financiers

  • Produits de participations
  • Produits des autres immobilisations financières
  • Revenus des autres créances
  • Revenus des valeurs mobilères de placement

 

Escompte obtenus

Gains de change

Produits nets sur cessions de VMP

Autres produits financiers

 

Charges exceptionnelles

Charges exceptionnelles sur opérations de gestion

  • Pénalités, amendes fiscales et pénales
  • Créances devenues irrecouvrables
  • Subventions accordées

Valeur comptable des actifs cédés

 

Produits exceptionnels

  • Subvention d'équilibre (compensant le déficit d'une activité estimée d'intérêt public)
  • Quote-part de subvention d'investissement (réintégration de la partie amortie de l'investissement acquis)


Produits des cessions d'actifs

 

Total des charges

 

 

Total des produits

 

Bénéfice

 

Perte

 


Vers présentation détaillée des comptes (quelques définitions)

Conclusion : analyse et commentaires des documents de synthèse

A partir des documents précédents il est possible de faire une analyse financière de l'entreprise.

Elle regroupe l’ensemble des méthodes qui permettent après retraitement, d’analyser l’information fournie par la comptabilité dans le but de fournir des éléments d’aide à la prise de décision.

Les outils propres à l’analyse financières sont multiples et varient selon l’objectif poursuivi :

Nous verrons dans les chapitres suivants, comment l'entreprise parvient à financer ses besoins et l'analyse approfondie du bilan

Ces derniers points seront étudiés dans des chapitres ultérieurs.

Analyse du bilan - première lecture

La présentation du bilan, nous le verrons plus en détail par la suite, permet entre autre de mesurer la solvabilité d'une entreprise, c'est à dire permet de mesurer sa capacité à un moment donné à rembourser ses dettes ses dettes.

La mise en parallèle des éléments de l’actif et du passif nous fournit une idée de la capacité d’une entreprise à honorer ses dettes.
Si la trésorerie d’une entreprise ne paraît pas suffisante pour faire face aux échéances les plus courtes, celle-ci a de fortes chances de se retrouver en situation de cessation de paiement.

Une entreprise, si elle est mal gérée, risque à tout moment de se retrouver en situation d'insolvabilité ce qui se traduirait par une cassation de son activité et une mise en liquidation. On entend par insolvabilité, l'incapacité qu'aurait une entreprise à s'acquitter à un moment donné d'une dette par manque de liquidité. Cette situation peut arriver à toute entreprise qui ne prend pas suffisamment conscience de l'importance d'une gestion saine de ses finances, et ce, même dans le cas ou l'entreprise connaît une bonne activité économique.

Pour éviter de se trouver dans l'incapacité d'honorer une dette, l'entreprise doit être consciente de ses besoins financiers et doit y apporter une réponse appropriée. L'analyse financière de ce point de vue consiste à étudier la capacité d'une entreprise à respecter les échéances qui lui sont imposées par ses créanciers pour ne pas se retrouver en situation d'insolvabilité.

Les besoins de financement de l'entreprise

besoins à long terme

Pour pouvoir exercer son activité, une entreprise doit tout d'abord se doter d'un certain nombre d'actifs qui vont être utilisés sur une longue période tel qu'un terrain pour construire une usine, des locaux ou seront entreposées les machines utilisées dans le processus de production... En comptabilité, ces éléments particuliers de l'actif d'une entreprise sont appelée actifs immobilisés. Ils sont comptabilisés à l'actif en "haut de bilan" dans les comptes de classe 2.

Le financement de ces actifs immobilisés doit logiquement se faire grâce à des ressources que l'entreprise détiendra aussi sur une longue période, de la même manière qu'en tant que particulier, vous n'allez pas financer l'achat de votre logement avec des découverts bancaires mais plutôt en contractant un emprunt à long terme.

Le financement de l'actif immobilisé suppose que l'entreprise dispose de ressources à long terme autrement appelées ressources stables ou capitaux permanents.
besoins à court terme

L'entreprise va également devoir financer son activité quotidienne c'est à dire, entre autre, financer la constitution de ces stocks de matières premières qui seront utilisés tout au long d'une période donnée pour être intégrer dans le processus de production.

De plus, toute au long de l'année, l'entreprise peut être amenée à accorder des délais de paiement à ses clients. Ces créances clients sont considérées d'un point de vue comptable comme une sorte de prêt accordé par l'entreprise à ses clients. Celle ci doit donc être en mesure de les financer ou en tout cas être dans la capacité de financer ses activités courantes sans avoir un besoin impérieux des sommes non encore encaissées car représentant ces créances clients.

Ces dépenses sont comptabilisées dans des comptes de classe 3 (pour les stocks) ou certains comptes de classe 4 (pour les créances clients) et constituent ce que l'on appelle en comptabilité l'actif circulant. Généralement, la durée de détention de ce type d'actifs par l'entreprise ne dépasse pas quelques semaines.
Elle doit donc pouvoir trouver des financements à court terme capables de satisfaire ces besoins de financement à court terme.

Le financement de l'actif circulant par une entreprise suppose que l'entreprise dispose des ressources financières suffisantes pour en assurer le financement pendant une période relativement courte
besoins de financement immédiat

Une entreprise doit pouvoir disposer à tout moment de ressources financières mobilisables immédiatement pour combler les dépenses de fonctionnement quotidiennes.

Ces besoins de financement à très court terme représentent pour l'entreprise des besoins de trésorerie.
En ce sens, la trésorerie correspond à la part des ressources financières dont dispose l'entreprise qui n'a été utilisée ni à l'acquisition d'immobilisations, ni au financement de l'actif circulant.

L'entreprise, pour faire face à ses dépenses quotidiennes, doit disposer d'un certain montant financier mobilisable immédiatement qui est comptabilisé à l'actif du bilan, dans les comptes de trésorerie (classe 5).

Une entreprise a donc des besoins de financement qui peuvent être classés selon leurs échéances :

  • un besoin a très court terme pour faire face aux imprévus quotidiens ;
  • un besoin à court terme pour financer son actif circulant ;
  • un besoin à plus long terme pour financer ses immobilisations ou leur renouvellement.

Nous étudierons dans un prochain chapitre les sources de financement de l'entreprise, et en particulier l'emprunt.

Analyse du compte de résultat - première lecture

Le solde du compte de résultat (bénéfice ou perte) donne une idée approximative de la capacité d’une firme à réaliser des profits du fait de son activité de production.

Pour cela, il est nécessaire d’aller plus loin dans l’analyse en décomposant le compte de résultat de manière à appréhender le plus précisément possible les éléments qui ont contribué à l’apparition d’un bénéfice ou d’une perte dans les comptes d’une entreprise. Le plan comptable permet de décompposer le résultat en 3 éléments :

Les opérations courantes d'exploitation

Ce groupe est le plus important puisqu’il regroupe l’ensemble des opérations qui sont directement liées à l’activité productive de l’entreprise (achat de matières premières, paiement des salaires, ventes de l’exercice…).

Le résultat d’exploitation est égal à la différence entre les produits d’exploitation (le montant des ventes de l’entreprise) et les charges d’exploitation (achat de marchandises, de matières premières, charges de personnel…).

Il constitue un solde très important puisqu’il montre la capacité d’une entreprise à réaliser des bénéfices du fait de son activité de production.
Un solde négatif est alors la preuve que l’entreprise ne dispose pas d’un mode de production efficace puisque ses coûts de production sont supérieurs aux revenus tirés de ses ventes de produits finis.

Les opérations financières

Le résultat financier montre l’impact sur les comptes d’une entreprise de sa politique de financement.

Pour prévoir le montant des charges financières et étudier le montant des remboursements il est possible de présenter un tableau prévisionnel d'amortissements de l'emprunt (voir les chapitres suivants).

En général, une entreprise ne dispose pas de ressources internes suffisantes pour financer ses besoins en capitaux. Elle doit donc faire appel à des apporteurs externes de capitaux (Banques… ) qui lui apportent les capitaux nécessaires par exemple pour financer ses investissements.
Cet apport de capitaux n’est pas gratuit est entraîne donc des charges pour l’entreprise ( paiement des intérêts sur emprunt ). En conséquence, plus une entreprise emprunte, plus ses charges financières augmentent.
Le résultat financier est obtenu par la différence entre les produits financiers (escomptes obtenus des fournisseurs…) et les charges financières (paiement des intérêts sur emprunts, escomptes accordés…).

Ce résultat est généralement négatif et vient diminuer le résultat final de l’entreprise. Mais un solde négatif témoigne aussi des efforts d’investissement consentis par une entreprise à un moment donné, ce qui à terme, doit conduire à une amélioration des comptes de l’entreprise.
Un solde négatif n’est donc pas une mauvaise chose en soi pour l’entreprise, au contraire.

A partir du résultat d'exploitation et du résultat financier, nous pouvons calculer le résultat courant avant impôts

Résultat courant avant impôt = résultat d'exploitation   +/- résultat financier

Les opérations exceptionnelles

Le résultat exceptionnelsera réalisé par une entreprise en raison des évènements non récurrents qui ont pris naissance au cours de l'exercice considéré.
Il ne prend en compte que les produits et charges exceptionnels.

Il peut être positif ou négatif et peut avoir une incidence forte sur le résultat net de l’entreprise mais son impact est par nature limité à un seul exercice

Résultat de l'exercice = résultat d'exploitation   +/- résultat financier   +/- résultat exceptionnel

La rentabiltié - quelques ratios

Il existe différents types de ratios utilisés pour calculer la rentabilité d'une entreprise

La rentabilité globale d'une entreprise :

Elle mesure la rentabilité de l'ensemble des actifs utilisés par l'entreprise. Elle est calculée en faisant le rapport suivant :

Rentabilité Globale = (Résultat net * 100) / Actif total

la rentabilité économique :

Cet indicateur mesure la rentabilité mesurée par rapport aux actifs immobilisés utilisés par l'entreprise pour produire. On la calcule donc en faisant le rapport suivant :

Rentabilité économique =(Résultat net * 100) / Investissement total

la rentabilité mesurée en terme d'efficacité du processus productif.

La rentabilité financière :

Ce ratio mesure la rentabilité exprimée par rapport aux capitaux investis dans l'entreprise. Il se détermine de la manière suivante :

Rentabilité financière = (Résultat net * 100) / Capitaux propres.

Si la rentabilité financière est supérieure à la rentabilité économique, alors on dit que l'entreprise bénéficie d'un effet de levier.

La rentabilité commerciale :

Ce ratio exprime la rentabilité de l'entreprise en fonction de son volume d'activité. Il se calcule de la manière suivante :

Rentabilité commerciale = (Résultat net * 100) / Chiffre d'affaires.

On détermine alors le taux de marge de l'entreprise, qui permet d'estimer le résultat futur de l'entreprise en fonction de la variation de son volume d'activité mesuré par le chiffre d'affaires.

Comme on le voit, la notion même de rentabilité est une notion qui varie selon l'approche que l'on retient. Voila pourquoi il est souvent utile de calculer plusieurs ratios pour avoir une vision la plus précise possible de la rentabilité de l'entreprise étudiée.